Les températures élevées relevées au cours du mois de mai et particulièrement pendant l’épisode caniculaire de la mi-juin ont contribué à l’assèchement des plans d’eau. De manière générale, les niveaux d’eau sont gérés par les équipes de la réserve, par un système de pompage, de manière à maintenir un milieu accueillant pour les oiseaux qui sont en stationnement ou installés, en cours de nidification. Avec des températures qui sont montées jusqu’à un niveau record de 34,9° c le 21 juin -le précédent record relevé à Abbeville au mois de juin datait de 1947- l’assèchement s’est accéléré, rendant difficile une compensation équivalente des niveaux d’eau par pompage.

     Les oiseaux s’adaptent et modifient leurs parcours d’alimentation, mais quand les surfaces immergées sont réduites, l’espace vital de chacun diminue d’autant. Les échassiers qui s’alimentent en marchant s’accommodent relativement bien de niveaux bas, pour les plongeurs, c’est moins commode. Le risque de prédation devient plus grand : les renards ou autres fouines ont plus facilement accès aux nids si les îlots sont reliés à la terre ferme.

     Quelques chiffres relevés par la station météo d’Abbeville, consultables sur le site de météo France : le nombre d’heures totales d’ensoleillement cumulé au 23 juin est de 239,9h, quand la valeur moyenne sur la totalité de ce mois est de 209h.


 

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