C’est un oiseau discret, au plumage brun et gris qui le masque au regard. Il fait partie de la famille des pics mais de petite taille, il peut facilement être confondu avec un passereau…. C’était le 23 août, Didier Hosselet était à la réserve. Curieux de nature et visiteur très régulier, il a l’habitude de tendre l’oreille. Il raconte…

« De la chance… ??? Oui il en faut parfois… Il est 11h30, direction le poste n°7, un poste calme en cette période, j’y serai très bien pour y casser la croûte. Je ne suis pas un grand spécialiste des passereaux, mais ce qui est sûr c’est que le cri de l’oiseau que j’entends ne m’est pas familier du tout… un cri court, aigu et répétitif, environ une quinzaine de coups. Rapidement je repère l’oiseau dans un petit arbuste. C’est certain, je ne le connais pas et je ne l’ai jamais vu. L’appareil photo est en place, je saisis l’oiseau, rare à mes yeux. Il me faussera compagnie après une dizaine de minutes. Je contacte immédiatement les guides nature de la réserve ornithologique de Grand-Laviers qui mettent tout de suite un nom sur l’oiseau : le Torcol fourmilier. »

En effet, le Torcol fourmilier est rare dans notre région. Observé une seule fois précédemment à la réserve par François Sueur, il y une dizaine d’années. « C’est le seul oiseau de la famille des pics qui soit migrateur, explique François, il passe le printemps et une partie de l’été dans les pays nordiques et descend ensuite passer l’hiver sous les tropiques. Celui qui a été observé par Didier était sans doute sur sa route migratoire. » De manière générale, en Picardie, il est peu présent dans la Somme, mais plus fréquemment nicheur dans l’Aisne et l’Oise. Il y apprécie les forêts âgées où il trouve des arbres meubles pour s’installer. Comme son nom l’indique, il aime se nourrir de fourmis et tourne fréquemment la tête dans une surprenante contorsion.


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